troubles anxieux

Les troubles anxieux ciblés par C2Care sont regroupés en plusieurs entités cliniques :
Les phobies spécifiques, phobie sociale, l’agoraphobie et le trouble de stress post traumatique.

Les TERV sont basées sur les principes d’exposition de thérapies cognitivo-comportementales. Comme expliqué par le Dr Malbos (2013), les patients présentant des troubles anxieux vont être placés de manière prolongée et répétée dans des situations virtuelles qui sont activement évitées du fait de leur caractère anxiogène. Par cette exposition, le thérapeute va provoquer un phénomène d’habituation. Le patient va progressivement s’habituer aux stimuli anxiogènes virtuels et va pouvoir, grâce au transfert des apprentissages, retrouver un fonctionnement normal face aux situations et objets réels qui étaient auparavant source d’anxiété intense. Ce transfert d’apprentissage est rendu possible par l’immersion et le sentiment de présence qui maximisent les potentiels du déconditionnement.

phobie sociale

Le traitement de la phobie sociale est rendu possible grâce aux situations virtuelles présentes dans le logiciel C2Phobia : interactions visuelles et verbales avec les avatars, modifications des expressions faciales des personnages virtuels, exposé devant un public. Un module dédié à la phobie scolaire offre la possibilité d’exposer un jeune public à leurs angoisses les plus résistantes. Les fonctionnalités du logiciel vont permettre une exposition graduée permettant de confronter le patient aux situations redoutées avec douceur et efficacité. De plus, le thérapeute aura la possibilité d’interargir avec son patient via un micro qui animera un dialogue entre ce dernier et un avatar afin de travailler sur les interactions verbales et les compétences sociales.

PHOBIEs spécifiques

Les phobies spécifiques sont également traitées grâce aux environnements écologiques : insectes, animaux, hauteurs, avion, lieux clos, conduite…Le logiciel a été réalisé pour répondre aux nécessités thérapeutiques des phobies les plus courantes. Les environnements disponibles ont été conçus dans le souci de la hierarchisation des situations phobogènes. Pour chaque phobie ciblée, le thérapeute aura la possibilité de graduer son exposition. La réalité virtuelle optimise l’accessibilité des environnements, situations, objets ou animaux en s’affranchissant des limites de l’exposition in vivo.

Agoraphobie

L’agoraphobie, dont les processus dysfonctionnels actifs rendent les expositions in vivo compliquées, trouve une solution avec le logiciel C2phobia. Ville, transports en commun, magasins sont des lieux virtuels dans lesquels les patients pourront être progressivement exposés afin de retrouver un fonctionnement social et professionnel normal. Le thérapeute bénéficiera d’un contrôle optimal sur les situations d’exposition et la gradution de ces dernières : augmentation et diminution du flux de la foule, gestion des affordances, feedback immédiats sur ce que perçoit et fait le patient. L’accompagnement de l’agoraphobie sera optimisé par les vertus de la réalité virtuelle.

stress post-traumatique

Le traitement du trouble de Stress Post-Traumatique repose sur la nécessité de visualiser le contexte de naissance du traumatisme. La réalité virtuelle est l’une des réponse les plus pertinentes à cette pierre d’achoppement. C2Care a développé des environnements recréant les contextes traumatogènes les plus répandus. Afin de répondre aux besoins individuels de chaque patient, des fonctionnalités permettent de rajouter des photos et vidéos à l’infini. Le traitement par stimulations visuelles bilatérales est également une technique transposable en réalité virtuelle dont les thérapeutes pourront bénéficier avec la solution C2Care.

découvrez nos
solutions et services

r&d c2care

C2Care c’est aussi un comité scientifique et un réseau de partenaires. Disposant d’un département scientifique, nous développons et validons nos logiciels dans un souci permanent d’efficacité thérapeutique. Aujourd’hui, nous collaborons avec des Universités et établissements de santé dans la réalisation de travaux expérimentaux sur le traitement des troubles anxieux par réalité virtuelle.

L’Université de Nîmes travaille actuellement sur des problématiques d’anxiété.

Le CHU de Nice a réalisé un protocole en réalité virtuelle sur la prise en charge du trouble de stress post-traumatique des victimes de l’attentat de Nice en 2016.
Le centre hospitalier de Saint-Onge réalise des travaux sur la phobie sociale auprès de patients adolescents.

Comment se Déroule une scéance ?

Lors du traitement in virtuo des phobies, le patient sera exposé à différents contextes virtuels. L’avantage certain de la réalité virtuelle, est qu’elle offre la possibilité de multiplier les situations pour permettre la graduation des expositions. En effet, les TERV proposent une approche en douceur où, après hiérarchisation des situations anxiogènes, l’exposition débutera par le contexte le moins anxiogène pour le patient puis, après l’avènement du premier succès thérapeutique, la sévérité des situations phobogènes augmentera progressivement.

Prenons l’exemple d’une personne ayant une peur incontrôlable de prendre l’avion (aviophobie). L’activation de l’anxiété va se déclencher, de façon plus ou moins intense, lorsqu’elle va être confrontée à des stimuli en lien avec le thème de sa phobie. Ainsi, le premier pallier d’exposition pourra être l’entrée dans l’aéroport, puis le décollage qui suscitera une anxiété plus intense, le passage dans des zones de turbulence qui amplifiera la peur. Ici, la première étape sera d’exposer à la situation la moins anxiogène soit l’entrée dans l’aéroport mais qui provoque néanmoins une activation émotionnelle envahissante.

Quelle est la durée du traitement ?

La durée moyenne des expositions pour le traitement des troubles anxieux varie de 30 à 60 minutes. Le nombre de séances nécessaires est également soumis à une réalité inter-individuelle et varie de 6 à 12 séances d’exposition.

Qui peut être traité ?

Les enfants, adolescents, adultes et personnes âgées peuvent bénéficier d’une Thérapie par Exposition à la Réalité Virtuelle.

Des restrictions existent cependant concernant :

– Les enfants de moins de 4 ans car le cristallin n’est pas encore totalement formé

– Les personnes épileptiques

– Les femmes enceintes (mesure de précaution prise par absence de données médicales concrètes)

– Psychotiques en phase de décompensation

Quels sont les troubles anxieux que l’on peut traiter par réalité virtuelle ?

Aujourd’hui, certains troubles anxieux ont fait l’objet de plus de recherches que d’autres. En effet, les phobies spécifiques, l’agoraphobie, la phobie sociale et le trouble de stress post-traumatique sont les pathologies anxieuses les plus traitées in virtuo. Cependant, d’autres études ont mis la lumière sur la pertinence de l’utilisation de la réalité virtuelle pour la prise en charge notamment du TOC, de la phobie scolaire et de l’anxiété généralisée. Par ailleurs, l’énorme avantage de la réalité virtuelle est qu’elle ne connaît aucune limite et les années à venir réservent de belles avancées issues de l’association des compétences thérapeutiques et technologiques.

les TERV sont-elles aussi efficaces que les autres thérapies pour soigner les troubles anxieux ?

Concernant la prise en charge des phobies et du stress post-traumatique, le traitement in virtuo dispose d’une validité scientifique à l’instar de ses grandes soeurs les Thérapies cognitivo-comportementales.

ETUDES PROUVANT L’EFFICACITE DE LA REALITE VIRTUELLE

Les chercheurs en santé mentale ont commencé à s’intéresser à l’impact de la réalité virtuelle dans les années 80. Aujourd’hui, les publications viennent soulever, par les analyses quantitatives et qualitatives, l’efficacité de cette pratique thérapeutique. Comme décrit par Levy (2017),d’après de nombreuses publications dont des méta-analyses, la thérapie par réalité virtuelle est au moins aussi efficace que l’exposition en réalité dans le traitement des phobies spécifiques, du trouble panique avec agoraphobie, de l’état de stress post-traumatique et de la phobie sociale.

La famille des troubles anxieux représente le type de pathologies qui, à ce jour, a fait l’objet du plus de publications. Les recherches ont été menées auprès d’adultes mais aussi d’enfants et adolescents.

 

Da Costa (2018) a démontré l’efficacité des expositions in virtuo auprès de patients atteints d’amaxophobie (peur de conduire). Ces derniers ont réalisés 8 séances d’exposition dans des environnements virtuels représentant des contextes routiers variés (trafic, météo, paysage). L’analyse des données a mis en évidence une baisse significative de l’anxiété lors des conduites in vivo, des pensées dysfonctionnelles mais également une augmentation de la qualité de vie.

 

Bouchard (2016) a mené une étude auprès de patients ayant reçu un diagnostic de phobie sociale. 3 groupes expérimentaux ont été constitués : l’un recevant une thérapie par exposition à la réalité virtuelle, un second bénéficiant d’une thérapie par exposition in vivo et un dernier constitué de patient sur liste d’attente. Les objectifs de cette étude étaient double : évaluer l’efficacité d’un traitement in virtuo en comparaison à l’exposition in vivo mais également déterminer si la réalité virtuelle offrait des fonctionnalités rendant la thérapie plus aisée pour le thérapeute.
Les résultats ont démontré non seulement une efficacité similaire des deux types d’exposition, une amélioration significative des variables étudiées lors d’un traitement in virtuo en comparaison au groupe contrôle (liste d’attente) mais également une préférence significativement supérieure des thérapeutes pour la réalité virtuelle.

 

Meyenbroeker (2013) a étudié l’impact d’une thérapie par exposition à la réalité virtuelle sur des patients agoraphobes. Les résultats ont été comparés à des groupes de patients ayant le même diagnostic et ayant soit bénéficié d’expositions in vivo soit étant sur liste d’attente. Les résultats démontrent une efficacité significative de l’exposition in virtuo et une efficacité comparable entre exposition in vivo et in virtuo.

Recevoir notre livre blanc