modèle étiologique de Barlow

La prévention de réponse est une méthode de thérapie cognitivo-comportementale que l’on utilise pour les Troubles Obsessionnels Compulsif. Ce module se fait après les cinq séances de psychothérapie qui précèdent l’exposition à la réalité virtuelle et s’adresse uniquement à des personnes souffrant de TOC.

LE DEBUT DES RITUELS 

Les patients qui ont des TOC ont besoin de rituel (lavage de main, comptage de tasse). La thérapie à exposition que vous réaliserez après avec votre patient va faire en sorte qu’ils ne fassent plus leurs rituels. Vous ne pouvez pas demander à un patient de les arrêter, c’est trop brutal et cela va traumatiser le patient. Il faut faire les choses de manière lente et progressive pour qu’ils puissent les diminuer au fur et à mesure. Pour cela, il va falloir toucher plusieurs paramètres de ces rituels. Cela implique au préalable que vous soyez au courant des pratiques de vos patients. Par exemple : Combien de temps durent-ils ? Qu’est-ce-qui les déclenchent ? Qu’utilisez-vous ? 

La première chose à faire avec votre patient est de lister les situations dans lesquelles ils surviennent. Il faut structurer de manière à répondre aux questions : Quand ? Comment ? Avec qui ? Combien de temps ? On peut également lui remettre une feuille avec une cinquantaine de cases vides pour qu’il puisse les compter. Il faut en amont lister toutes les situations et les modalités du rituel qu’il soit comportemental (vérifier les serrures, nettoyer), ou lié à la pensée (compter)Une fois toutes les situations et les rituels principaux énoncés, vous pouvez commencer à les modifier avec le patient. Sur la base des paramètres évoqués, vous allez modifier au fur et à mesure chacun des paramètres qui va aboutir  au bout de plusieurs mois, voire au bout d’un an à un arrêt de ce rituel. 

la fréquence du rituel

Le premier paramètre à modifier est la fréquence du rituel. Si le patient se lave 50 fois les mains par jour, vous allez pouvoir diminuer à 45 fois. Pour les modifier, les patients doivent s’engager et doivent pouvoir le faire. Le but est qu’ils puissent vraiment modifier cette fréquence-la dans ce rituel. Posez-lui la question :“Est-ce que si on passe de 60 fois à 45 fois par jour vous pouvez le faire ?” Une fois l’engagement pris, vous pourrez lui  remettre un autre tableau avec les règles de base. (Je dois modifier mes rituels, je dois suivre mes thérapies, je dois appliquer mes thérapies). L’autre paramètre sur lequel on peut jouer, c’est la durée du rituel, si votre patient se lave les mains pendant 5 min, vous pouvez lui proposer de les laver seulement  4 min 30. 

Le déclenchement du rituel 

Un autre facteur à prendre en compte est le retard du déclenchement du rituel. Par exemple, dites à vos patients que quand il est angoissé et qu’il se lave les mains, est-il possible pour lui de ne pas se laver les mains de suite, mais d’attendre 30 secondes. Proposez-lui en attendant de faire de la méditation, des méthodes de relaxation, de répéter des slogans, l’imagerie mentale vu dans les thérapies précédentes. 

Le retrait des éléments

On peut également jouer sur le retrait de certains éléments associés aux rituels. Par exemple : l’utilisation d’une  marque de savon spécifique pour se laver les mains. Proposez-lui de changer la marque de ce savon. Dans l’exemple vu tout au long de cet article, le patient qui va se laver les mains 50 fois par jour ne va plus se laver 50 mais 40 fois et non plus 5 min, mais 4 min 30, il va ainsi être retardé de 30 secondes et ne se lavera pas avec le même savon. Toutes ces modifications, associées au rituel, seront notées sur le tableau du patient pour qu’il s’en souvienne. 

Les paramètres vont être modifiés au fur et à mesure en jouant sur la fréquence, la durée jusqu’à obtenir une extinction totale du rituel. Si malheureusement le patient n’a pas pu suivre les modifications de tous ces paramètres, ne lui en proposez qu’une ou deux. 

La phobie d’impulsion

Parlons dans cette dernière partie de la phobie d’impulsion. C’est un faux-ami, ce n’est pas une phobie mais un TOC d’impulsion. Ce sont des patients qui vont dire : au lieu de tomber, je vais me jeter, ou je vais étrangler mon mari, je vais donner un coup de pied dans le caniche de la grand-mère. Tout le monde a ce type de pensée, la plupart des personnes ne font pas attention. Dans la phobie d’impulsion, les patients vont rester focalisés sur ce genre de pensée. En essayant de rester dans le contrôle et en s’efforçant de ne plus y penser, ils vont renforcer ces pensées qui vont revenir sans arrêt. Avoir des pensées farfelues est un phénomène normal, c’est le processus du fonctionnement du cerveau. Il est normal d’avoir des pensées violentes, blasphématoires, transgressives. Dans le toc d’impulsion, il n’y a pas de passage à l’acte car, justement, le patient redoute de passer l’acte.

Découvrez la méthode de la relaxation musculaire progressive de Jacobson, et la méthode ACARA.

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